Compétences sur un CV : lesquelles mettre et comment les prouver
Mis à jour le 3 octobre 2026
La rubrique compétences permet au recruteur de vérifier en quelques secondes si vous avez les outils du poste. Encore faut-il choisir les bonnes, les formuler clairement et les rendre crédibles. Voici comment construire une rubrique utile, sans liste interminable ni qualités vides.
Savoir-faire et savoir-être : bien faire la différence
Les savoir-faire, ou compétences techniques, sont des capacités concrètes liées au métier : réaliser une paie, souder à l'arc, poser une perfusion, développer une API, établir un devis. Elles s'apprennent et se vérifient.
Les savoir-être, ou qualités comportementales, décrivent votre façon de travailler : organisation, sens du contact, calme sous pression, esprit d'équipe. Elles comptent beaucoup pour un recruteur, mais elles sont difficiles à croire sur parole. Sur un CV, les savoir-faire doivent dominer ; les savoir-être s'illustrent surtout dans vos expériences et en entretien.
Choisir les compétences à partir de l'offre
Ne listez pas tout ce que vous savez faire. Partez de l'annonce : repérez les compétences demandées et vérifiez lesquelles vous possédez vraiment. Elles doivent apparaître en priorité, avec le même vocabulaire que l'offre.
Six à dix compétences bien choisies suffisent. Vous pouvez les regrouper par thèmes pour faciliter la lecture : compétences métier, outils et logiciels, langues, permis et habilitations.
Exemple de rubrique pour un technicien de maintenance
Métier : maintenance préventive et curative, diagnostic de pannes électriques et mécaniques, lecture de schémas. Outils : GMAO, automates Siemens S7. Habilitations : électrique BR, CACES R489 cat. 3.
Les compétences techniques et les logiciels
Soyez précis dans les noms. « Informatique » ne dit rien ; « Excel (tableaux croisés dynamiques, RECHERCHEV) » dit beaucoup. Il en va de même pour les logiciels métier : mentionnez le nom exact de l'outil (Sage, SAP, Pronote, AutoCAD, Salesforce, Photoshop...), car c'est souvent ce que le recruteur cherche.
Évitez les jauges, étoiles ou pourcentages pour indiquer votre niveau. Ils ne veulent rien dire de précis et peuvent même desservir : « 60 % en Excel » donne une impression d'insuffisance. Préférez une précision sur l'usage (« utilisation quotidienne », « notions ») ou une certification.
Les langues : utiliser les niveaux CECRL
Pour les langues, la référence en Europe est le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Il comporte six niveaux, compris par les recruteurs en France comme à l'étranger. Indiquez le niveau qui correspond honnêtement à votre pratique : il pourra être testé en entretien.
Si vous avez passé un test reconnu (TOEIC, TOEFL, IELTS, DELE, Goethe...), mentionnez le score et l'année. C'est une preuve concrète, plus parlante qu'une simple auto-évaluation.
- A1 – Débutant : comprendre et utiliser des expressions très simples.
- A2 – Élémentaire : échanger sur des sujets familiers et courants.
- B1 – Intermédiaire : se débrouiller dans la plupart des situations, au travail comme en voyage.
- B2 – Avancé : échanger avec aisance, comprendre des textes complexes liés à son domaine.
- C1 – Autonome : s'exprimer couramment et avec précision dans un contexte professionnel.
- C2 – Maîtrise : niveau proche d'un locuteur natif.
Prouver ses compétences plutôt que les affirmer
Une compétence citée dans la rubrique dédiée gagne en crédibilité quand on la retrouve dans vos expériences. Si vous indiquez « gestion de projet », une ligne d'expérience doit montrer un projet que vous avez piloté. Cette cohérence entre les rubriques rassure le recruteur.
Avant chaque envoi, faites le test suivant : pour chaque compétence listée, demandez-vous quel exemple vous donneriez si l'on vous interrogeait dessus en entretien. Si aucun exemple ne vous vient, la compétence est peut-être trop générale, ou pas encore assez maîtrisée pour figurer en bonne place. Mieux vaut la retirer ou la reformuler plus modestement (« notions de », « en cours d'apprentissage ») que de vous retrouver en difficulté face à une question technique précise.
Les preuves peuvent prendre plusieurs formes : un diplôme ou une certification, une réalisation concrète, un volume de travail, un outil utilisé au quotidien, un portfolio en ligne. Choisissez celles qui sont vérifiables.
Compétence reliée à une expérience
Compétence : relation client. Preuve dans l'expérience : « Accueil et conseil d'une clientèle de particuliers en agence, traitement des réclamations et suivi des dossiers jusqu'à leur résolution. »
Comment présenter les savoir-être
Limitez-vous à trois qualités, choisies en fonction du poste. Un poste d'accueil appelle le sens du contact, un poste de comptable la rigueur, un poste en urgence le sang-froid. Évitez les termes trop galvaudés s'ils ne sont pas illustrés ailleurs.
Une bonne pratique consiste à formuler la qualité sous forme d'action : « capacité à prioriser les demandes en période de forte activité » est plus parlant que « organisé ». Vous pouvez aussi les réserver à l'accroche ou à la lettre de motivation, où vous avez plus de place pour les justifier.
Où placer la rubrique compétences ?
Sur un CV en deux colonnes, les compétences se placent souvent dans la colonne latérale, avec les langues et les coordonnées. Sur un CV en une colonne, elles viennent généralement après les expériences et la formation. Pour un profil technique ou une reconversion, vous pouvez les remonter juste après l'accroche afin de montrer immédiatement vos acquis.
Sur Créer Mon CV, chaque modèle de métier propose des listes de compétences adaptées, que vous pouvez sélectionner et modifier gratuitement. Ne gardez que celles que vous pouvez défendre en entretien.
Mettez ces conseils en pratique
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Créer mon CVQuestions fréquentes
Combien de compétences mettre sur un CV ?
Six à dix compétences bien ciblées suffisent en général, regroupées par thèmes (métier, outils, langues). Une liste trop longue dilue les compétences importantes.
Quel niveau d'anglais indiquer sur un CV ?
Utilisez l'échelle CECRL (A1 à C2) et soyez honnête. B2 correspond à un usage professionnel aisé, C1 à une pratique courante et précise. Ajoutez votre score si vous avez passé un test comme le TOEIC ou l'IELTS.
Quelle différence entre hard skills et soft skills ?
Les hard skills sont les compétences techniques liées au métier, qui s'apprennent et se vérifient. Les soft skills sont les qualités comportementales, comme l'organisation ou l'esprit d'équipe.
Faut-il noter ses compétences avec des étoiles ou des barres ?
Ce n'est pas conseillé. Ces jauges sont imprécises et peu lisibles pour les logiciels de recrutement. Préférez une précision sur l'usage ou une certification.